Femmes et hommes, progressons ensemble

La violence contre les filles et les femmes, ainsi que les garçons et les hommes, est un problème de droits humains omniprésent en République Démocratique du Congo.

La violence se produit dans les zones de conflit et de non-conflit. Abus et exploitation sexuelle, harcèlement sexuel, violence conjugale, mariage des enfants, pratiques traditionnelles néfastes ont lieu dans les écoles, les foyers, les lieux de travail et dans les espaces publics à travers le pays.

Afin de lutter contre ces Violences Basées sur le Genre (VBG) et de promouvoir des relations plus harmonieuses entre femmes et hommes, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a lancé l’initiative pilote « Femmes et Hommes, progressons ensemble » dans les provinces de Kinshasa, du Maniema et l’ancienne Province du Bandundu. Le programme est appuyé par l’Union européenne, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance qui cofinance le programme et la Coopération allemande (GIZ).

En 2016, le théâtre participatif et les campagnes médiatiques ont permis de sensibiliser 70000 adultes et 31000 enfants contre les VBS et 27000 ménages ont bénéficié de microcrédits ou de financements inclusifs. Le programme a également permis de prendre en charge 1500 survivants de violences sexuelles et basées sur le genre.

Le programme « Femmes et Hommes, progressons ensemble » a permis de réaliser des avancées significatives sur les questions d’égalité et du genre avec l’adoption et la promulgation d’amendements au Code congolais de la famille qui consacre pour les enfants, l‘interdiction du mariage de mineurs, et par rapport au genre entre autres le remplacement de l’autorisation maritale par la concertation entre époux.

43%

des femmes sont en union avant l’âge de 18 ans

27%

des filles de 15 à 19 ans sont enceintes ou l’ont déjà été

Nkeyi Bampumbudia (à droite), et Ovaselle Monkango (à gauche), élèves en 6ème primaire, et président et vice-présidente du club scolaire de l’école Mambote de Bandundu ville, capitale de la province du Kwilu, animent une réunion du club, visant à promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons à l’école, favoriser le vivre ensemble, et amener les élèves à sensibiliser leurs familles et camarades sur les questions du genre.
Laurette Lheke Shito, bourgmestre adjointe, remet un acte de mariage à Charline Tayeye et Gabriel Kasuta lors d’une cérémonie de mariage civil dans la commune de Mayoyo, à Bandundu ville, capitale de la province du Kwilu.
Shigo Lusanga et Victoire Ngayaka, animateurs communautaires, sensibilisent un couple sur le partage des tâches, l’enregistrement des mariages, et contre le mariage des enfants, à Bagata, une petite ville situé dans la province du Kwilu
Innocent Mutempa, 53 ans, et sa femme Wyvine, 45 ans, effeuillent des tiges de manioc, à Bonkulu, dans la province du Kwilu.
Chantal Kidiata, présidente de l’association « Ma Famille », pose dans sa papèterie à Kenge, dans la province du Bandundu. Elle a pu développer son commerce grâce au programme de micro-crédit de « Femmes et hommes, progressons ensemble »
Des comédiens du village de Sampiere, situé dans la province du Kwilu, jouent un spectacle sur le thème du mariage des enfants.
La « Mfumu Nkento » (cheftaine) Anoy Ngolor du groupement de Bukuyi, dans le territoire de Bagata dans la province du Kwilu, s’est engagée pour l’égalité des genres et contre les mariages précoces dans sa juridiction. « Ici, beaucoup de jeunes filles meurent des suites d’un accouchement difficile. Leurs parents sont alors accusés de sorcellerie. Pourtant, la vérité est que le corps d’une fille de 13 ans ne peut que difficilement supporter une grossesse. J’en suis très mécontente et j’ai fait interdire les mariages précoces dans ma juridiction. J’ai aussi nommé des femmes, comme chef de localité ou comme adjointe, dans tous les groupements qui constituent mon territoire, afin de faire respecter cette mesure ».
Janette Bibey et son mari Mpwate Maskane vivent dans le village de Bonkulu. « Malgré les critiques de nos voisins, qui ont presque tous mariés leurs filles très jeunes, nous avons décidé d’annuler le mariage de notre fille cadette de 13 ans, et d’attendre ses 18 ans avant d’accepter de nouvelles sollicitations. Nous craignions pour sa santé. Ici, dans notre milieu, les grossesses précoces entraînent souvent des césariennes et des complications parfois mortelles ».

Découvrez en plus sur notre action pour mettre fin aux  inégalités entre les sexes et les violences basées sur le genre en RDC. Visitez notre exposition sur les champions engagés contre le mariage des enfants et parcourez toutes les histoires en rapport à ce sujet !

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LE PHOTOGRAPHE

Gwenn Dubourthoumieu

Gwenn Dubourthoumieu

Gwenn Dubourthoumieu s’est intéressé à la photographie alors qu’il travaillait en Afrique pour des ONG humanitaires. Professionnel depuis avril 2010, son travail est régulièrement récompensé. Il a réalisé des séries de photographies illustrant le travail de l’UNICEF en RDC.

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